McDonald’s – Happy Meal

28 janvier 2015

Première diffusion 26 janvier 2015

 

 

 

Campagne Mc Donald´s Happy Meal conçue par TBWA

 

 

McDonald´s communique sur son menu star, "bien plus qu’un simple menu", le menu enfants Happy Meal au fameux jouet offert, via un film réalisé par Nobrain, pour réaffirmer son adaptation aux nouvelles envies des consommateurs et annoncer la grande nouveauté 2015: la possibilité de choisir un livre au lieu d’un jouet.

 

Le film poétique et inventif met en avant la variété et la qualité des produits du Happy Meal dans un décor bucolique de maquette où s’enchaînent avec fluidité les actions provoquées par une main l’explorant.

 

Le trio composé de Saï, Charles, et Niko, connu pour sa virtuosité à manier différentes techniques dont chacun des membres possède la maîtrise a bien voulu répondre à nos questions sur sa façon de travailler et ce projet en particulier.

 

– En tant que trio, comment vous partagez -vous les tâches ?

Depuis nos débuts, nous avons fonctionné à l’excitation. Sur un projet, les trois nobrains se concertent et divergent pour arriver à un objectif commun. Une fois l’approche du projet débattue nous accompagnons le projet tous les trois, même si seulement deux d’entre nous le suivent physiquement et quotidiennement. Nous ne suivons que très rarement les projets à trois sur un même tournage.

 

– Quel a été votre apport créatif à ce projet ?

Dés que nous avons vu le board, nous avons su que c’était un film pour nous. Il regroupait plein de choses que nous maitrisions et ouvrait la porte à d’autres techniques de fabrication que nous voulions expérimenter depuis longtemps (comme le motion control par exemple).

Notre rencontre avec les créatifs nous a également rassurés dans la mesure où ils voyaient exactement le même film que nous. Un film où tout ou presque serait réalisé en réél.

Nous avons construit la narration et le rythme en créant un « Animatique » 3D qui nous permettait d’arriver sur le tournage en sachant à l’image près ce que nous avions à tourner.

 

– Y avait il des difficultés nouvelles par rapport à vos expériences passées ?

Oui mais c’est ça qui est le plus excitant ! Pour ce film nous avons dû mélanger deux couches de prise de vue théoriquement incompatiblle. Tout d’abord une passe live pour la main du comédien. Ensuite une passe d’animation en stop motion effectuée dans la même lumière. Cette passe pouvait parfois demander plus de 10 h de shoot avec 2 ou 3 animateurs sur un même plan. Nous tournions un plan par jour. Ces deux couches ont ensuite été assemblées en post production. Le motion control « expérimental » que nous avions préparé pour cette prise de vue nous permettait de reproduire un même mouvement en vitesse réelle et en image par image.

 

-La part de post-prod est donc vraiment limitée ?

Bien évidemment la post production est nécessaire à l’assemblage des éléments tournés. Mais dès le départ nous voulions que celle-ci ne soit pas visible à l’image. Tout ce qui pouvait être réalisé en vrai devait l’être. Les seules exceptions à cette règle étaient les éléments liquides (Mer/Rivière) qu’il ne nous était pas vraiment possible à réaliser en vrai. C’est la seule présence d’un élément généré en 3D visible à l’image dans le film finalisé.

 

– Combien de temps a pris le tournage ?

Nous avons tourné pendant une vingtaine de jours. Nous vivions dans un monde à nous, peuplé de « fleufleurs » et d’animaux tout mignons. Nous avons eu la chance d’avoir une équipe exceptionnelle et animée de la même excitation que nous. Ce qui aurait pu devenir un obstacle infranchissable est resté du pur plaisir. Les créatifs de l’agence et la TV producer se sont parfaitement intégrés à l’équipe, nos seuls soucis étaient créatifs et nous avons consacré la totalité de notre temps à travailler sur le film. Dans le monde publicitaire c’est quelque chose de rarissime dans la mesure où une importante partie du travail du réalisateur est politique. Le tournage de ce film restera un très bon souvenir pour nous. Nous avions tous les jouets dont nous rêvions et une équipe en béton armé pour nous permettre de créer à notre guise. On aurait bien aimé se plaindre mais c’était impossible !

 

Challenge réussi à l’image, est-ce que Nobrain aime le film ?

Nous adorons ce film et nous sommes extrêmement fiers du travail accompli. Un grand merci à tous ceux qui ont partagé notre passion, et ils sont nombreux.

 

 

 

Le tournage en studio en région parisienne

 

 

 

 

 

Sylvain (Saî) et Niko

Making Of
Production
réalisateur Nobrain
directeur de la photographie Stephen Barcelo
production STANDARD
producteur Julien Pasquier
Agence
agence TBWA
directeur de création Jean-François Goize
copywriter Antoine Colin
directeur artistique Ingrid Varetz
tv prod Caroline Petrucelli
Client
client McDonald's
Technique
chef décorateur Armelle Demange
chef animateur Stéphane Viola
Post-production
post-production Sabotage
production son Else