Campagne Surfrider Foundation conçue par Y&R Paris

Dispositif TV, web

Première diffusion mai 2015

 

L’association Surfrider Foundation lance une pétition pour sauver les plages du monde vouées à disparaître : si nous ne faisons rien 90/% des plages auront disparu d’ici 2100. Une issue dramatique mise en scène dans un film réalisé par Edouard Salier, pour sensibiliser à l’étendue de ce fléau et obtenir un million de signatures pour faire pression sur les pouvoirs publics.

En évoquant les moments heureux de vacances sur la plage, bain de soleil, jeux de ballons, feu de camp et amour d’été, désormais figés dans les vitrines d’un musée, le film provoque une véritable prise de conscience sur l’urgence de réagir pour sauver ce trésor que sont nos plages.

La musique de Dave Hewson « Lacrimosa » accompagne tel un requiem ce qui serait une douleur universelle.

 

Valerie Montiel, Head TV producer, nous apporte un éclairage sur ce projet au message troublant et efficace :

– Surfrider Foundation est un client fidèle de Y&R qui lui concocte toujours des campagnes remarquées au fort impact. Comment se passe cette collaboration, est-ce que l’agence a carte blanche ?

 

Nous accompagnons Surfrider Foundation Europe depuis 12 ans maintenant.

C’est une collaboration vertueuse sur la base d’une grande confiance mutuelle, où effectivement les équipes de Surfrider Foundation nous laissent une grande liberté créative en contrepartie de notre engagement pro bono.

Nous intervenons sur leur sujet phare : le programme de lutte contre les déchets aquatiques, Initiatives Océanes, dont le point d’orgue a lieu en mars chaque année. Mais aussi de plus en plus sur d’autres sujets en fonction de l’actualité, comme le dégazage sauvage ou la sauvegarde du littoral avec ce film « save the beaches ».

 

-Le film est très efficace par son concept qui apporte un message fort, troublant, et son esthétique indéniable. En quoi le choix d’Edouard Salier s’est imposé ? Quels ont été les critères déterminants ?

Je suis le travail d’Edouard depuis un long moment : ses clips, ses partis pris toujours marqués, l’intégration des effets dans ses réalisations…

Avec Estelle Diot qui a suivi ce projet, nous pensions que c’était une très bonne option. La création nous a suivies et bien sûr nous attendions beaucoup de ses intentions. Il ne nous a pas déçus. Edouard a opté pour un animatic ce qui nous a permis d’avoir une idée très précise de sa vision, et la création a été aussi emballée par l’engouement et l’ambition qu’Edouard et Iconoclast y mettaient.

 

– Comment s’est déroulé le projet avec ses difficultés ? Notamment concernant « la fabrication des mannequins »?

Toutes productions pour des grandes causes sont des challenges en elles-mêmes car il y a peu ou pas d’argent et particulièrement quand l’idée et le concept sont ambitieux comme ce projet. Iconoclast a investi énormément et a réussi à motiver une équipe artistique et technique de grande qualité autour d’Edouard. Saluons aussi l’énorme travail de post production fait par Mathematic.

Nous avons tourné avec de vrais mannequins qui ont été maquillés et ensuite la texture de la peau a été retravaillée en post prod afin de lui donner cet aspect de mannequin de cire/porcelaine. Il était important pour nous de tourner avec des personnes réelles, et non des mannequins de vitrine de magasin, afin de créer cette ambigüité qui apporte énormément en émotion et en esthétisme.

Nous avons shooté 2 jours en studio avec quelques éléments de décors visibles au 1er plan et l’arrière-plan de chaque diorama a été fait en matte painting tout en gardant un traité de peinture toujours dans ce souci d’esthétisme et de parti pris créatif. Tout le décor du musée est quant à lui en 3D. Le temps de post production a été très long, quasiment 2 mois.

Pour finir nous sommes tous très fiers du résultat !

 

 

Production
réalisateur Edouard Salier
directeur de la photographie Martial Schmeltz
production Iconoclast
producteur Jean Duhamel
Agence
agence Y&R Paris
directeur de création Pierrette Diaz
copywriter Pierre-Philippe Sardon
directeur artistique Eric Esculier
head tv prod Valérie Montiel
tv prod Estelle Diot
Client
client Surfrider Foundation
Technique
directeur de production Théo Jourdain
chef décorateur Pierre Pell
Post-production
post-production Mathematic
directeur de post-production Julie Lagadec
production son The Shop